Une saison tourneboulée

Ça déménage …

Près d’un an que les nouvelles ont brutalement cessé … Évidemment, le confinement m’a fait me terrer loin de mes chéries, en en emportant quelques unes à la campagne, ou vous pouvez assister à leur déménagement..

Les Grenobloises, elles, sont restées patiemment sous la garde du curé apiculteur de mes amis. Les quatre ruches ont suivi leur destin. Identiques, voisines, elles ont taillé leur route. L’une vers la production de près de 60kg de miel récolté fin juin, l’autre vers une vingtaine de kilos, les deux autres sont restées sagement paresseuses, en s’occupant d’elles mêmes.

Pourquoi de telles différences ? Allez comprendre …

La “championne” a été divisée à l’été, pour assurer sa descendance et remercier le baby sitter.

Et , après un traitement contre dark vador le varroa, toutes ont tenté la grande traversée de l’hiver.

Une des fainéantes n’a pas survécu . Trop faible au démarrage, sans doute affaiblie par le varroa, elle est morte de faim à côté de sa réserve de nourriture, trop faible pour aller la chercher. J’aurais du la resserrer plus encore, bien tasser tout ce monde en fin d’été…. Sorry.

Elles restent donc trois Grenobloises, une jaune, une verte et une bleue. Je parle de l’année de naissance de la reine , soit 2017, 2018, 2020. Il faudra vite assurer la descendance de la jaune, c’est le programme du début du printemps…

Plein les pattes

C’était le 9 mars. Dernière photo avant le grand chambardement. Tout le monde s’active, le pollen rentre a gogo, stocké sur les pattes arrière. Preuve de ponte, et donc de renouvellement des générations.

Une ruche est bien faiblarde. Prémonition d’une épidémie a venir ? Après consultation, elle est transformée en hôpital : bien au chaud sous une couverture de survie, nourrie d’un pain de candi, sucre solide pose dans le cadre, resserrée dans une ruchette pour ne pas avoir a chauffer cette grande maison pendant les nuits encore froides. Guéris, petite .

Et depuis, une hausse est apparue sur la ruche la plus active, avant un confinement sans visites. La paix… Le grand blanc a du partir ailleurs, et ce n’est pas qu’il lui soit interdit de revenir, son statut d’apiculteur le lui permettrait, mais les kilomètres sont là.. Alors, vive la liberté.

Plutôt pas mal parti

L’an dernier à la même date, deux des quatre ruches faisaient apparaître un électroencéphalogramme plat . Rien. Nada. Même par jour de plein soleil , rien ne bougeait. Personne ne sortait . Et l’ouverture début mars avait hélàs confirmé le diagnostic : elles n’avaient pas passé l’hiver.

Bien occupée dans le perce neige, la bougresse…

En ce 10 février toutes les quatre gazouillent. Cela fait plusieurs jours que de plus en plus de monde s’active sur la planche d’envol. Que certaines rentrent du pollen. Les perce neige sont visités. La reine a du reprendre sa ponte.

Première inspection . Oh, pas intrusive, non . Il est bien trop tôt pour les ouvrir. Même s’il approche les 18 degrés dehors au soleil, il faudrait quand même qu’elles remontent la température à 34 degrés. Et les nuits sont encore fraîches. Alors, calme toi, ma curiosité. Un pesage suffira pour aujourd’hui. En faisant attention à ne pas les secouer. Bien, entre l’essaim et les réserves de nourriture, elles ont une bonne dizaine de kilos. Rien à redire, pas besoin de les nourrir. Si la nature veut bien ne pas se dérégler, elles auront passé cet hivernage sans aucun nourrissement. Reste à espérer que les immondes V ne sont pas légion. Prochain comptage dans un mois.

Noël au balcon ….

17 décembre 2019. Un soleil printannier darde ses rayons . Tout le monde y va de son vol de propreté, se dégourdit les ailes . Plus de 15 degrés dehors, est ce bien raisonnable ?

Vierges folles, n’êtes vous pas en train de gaspiller trop de vos précieuses réserves de nourriture, celles qui devront porter l’essaim jusque début mars ? Pourvu que le climat détraqué ne plombe pas encore une nouvelle saison. Certaines ramènent encore un peu de pollen, récolté je ne sais où . A quel apport nutritif ? L’apiculture plonge vraiment dans l’inconnu, avec ce climat dont on ne sait plus que dire.

News de decembre

Ça y est, le grand blanc est revenu. Ce fou a ouvert le toit, enlevé le couvre cadre supérieur que nous avions bien colmaté contre les fuites avec de la propolis, et nous a aspergées d’un sirop chaud et sucré. Ça n’a pas duré plus de trente secondes, et nous avons été bonnes pour nous lécher les unes les autres. Il faut reconnaître que ce mélange n’est pas mauvais, même s’il laisse un petit arrière goût acide. Mais qu’est ce qu’il lui est passé par la tête ? Il y avait bien un rayon de soleil, que certaines ont mis à profit pour aller récolter un dernier pollen. Mais quand même, il ne faisait pas chaud, 12 degrés au plus . Espérons qu’il nous fiche la paix, maintenant, nous avons un hiver à passer, nous !

A l’heure chaude, profitant de la météo clémente, je fonce faire le traitement à l’acide oxalique par dégouttement. Ca devrait éliminer la plupart des varroas qui restent. A cette période, la reine a du cesser de pondre depuis quelque temps, il ne devrait plus y avoir de couvain operculé dans lequel le varroa se réfugierait . C’est parti pour l’hiver.

NEWS de novembre

L’hiver est là. L’essaim de met en grappe, qui forme une boule au milieu de la ruche, pour minimiser la déperdition de chaleur.

Exactement comme les manchots en Antarctique, les abeilles n’hibernent pas mais se mettent “en grappe” au milieu de la ruche pour passer l’hiver. La grappe se déplace lentement dans la ruche pour toujours être près des rayons dans lesquels elles ont au préalable stocké de la nourriture (surtout du miel) .